Le coronavirus fait trembler le tourisme breton

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Le coronavirus fait trembler le tourisme breton

07/04/20

Le secteur du tourisme, pilier important de l’économie bretonne, paraît largement fragilisé par la crise sanitaire qui touche la France actuellement. La saison ne peut pas démarrer et les professionnels sont dans le flou total concernant la suite..

Les vacances de Pâques ont commencé samedi dernier et pour autant les bords de mer sont vides de leurs habituels promeneurs… Le confinement et la fermeture des établissements plongent le secteur du tourisme dans un désarroi total, tuant dans l’œuf le début d’une saison 2020 plus qu’incertaine. Ne connaissant ni la date définitive du déconfinement, ni les modalités de cette sortie de crise, les professionnels ne peuvent pronostiquer aucun scénario en terme de fréquentation touristique.

« La situation est catastrophique, on a un arrêt complet de toutes les activités, avec des charges qui tombent toujours, et aucune perspective d’ouverture. On ne sait pas de quoi l’avenir sera fait, on ne sait pas quand on va pouvoir recommencer à travailler, on ne sait pas quand on va revoir des clients, on ne sait pas quelle sera la consistance de la reprise économique, on est dans un flou total. »

 Karim Khan, président de L’Umih Bretagne (Union des Métiers et Industries de l’Hotellerie)

Des entreprises ne survivront pas

Hotels, campings, bars, restaurants… Les professionnels sont d’autant plus inquiets que nombre d’entre eux sont des établissements saisonniers, ouverts d’avril à octobre. Cette crise sans précédent s’annonce particulièrement difficile à traverser pour ces entreprises, malgré le soutien promis par le gouvernement…

« C’est sûr qu’il y aura des victimes et ça c’est inéluctable… On va compter pas seulement les victimes à la fin du confinement, mais ça va être pendant 1 ou 2 ans, il faudra des entreprises solides. Et toutes les aides qui sont apportées aujourd’hui, ce sont simplement des reports, des prêts, avec une reprise économique dont on ne connaît pas la consistance… On ne sait pas si nos entreprises auront suffisamment de clients pour faire face à ces charges qui vont s’empiler. »

hitwest.com du 7 avril 

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