EasyJet : la place du milieu inoccupée pour recommencer

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EasyJet : la place du milieu inoccupée pour recommencer

21/04/20

La compagnie aérienne low cost easyJet étudie la possibilité de ne pas vendre le siège du milieu à bord de ses avions lors du redémarrage des activités, afin de garantir la distanciation sociale imposée par la pandémie de Covid-19.

Le CEO de la spécialiste britannique Johan Lundgren a déclaré dans la presse que la mesure vise à « encourager les passagers à voler » une fois levée les restrictions de voyage liées au coronavirus. « Je pense que cela se produira. C’est quelque chose que nous ferons parce que je pense que c’est quelque chose que les clients aimeraient voir », a-t-il expliqué selon Echo News, précisant qu’easyJet travaillera « avec les autorités et écoutera les points de vue des clients sur ce qu’ils croient être la bonne chose à faire, en particulier pendant la période de démarrage ».

Ne pas vendre le siège du milieu est assez simple pour easyJet, dont tous les monocouloirs Airbus sont aménagés en rangées de six places – deux fois trois. « Notre hypothèse est que les coefficients d’occupation ne reviendront pas à la normale dès le début », a ajouté le dirigeant, laissant entendre que le coût de la mesure sera initialement minimal ; mais « personne en sait combien de temps durera » cette phase à quatre passagers par rangée.

Tous les Airbus d’easyJet sont cloués au sol depuis le 30 mars, après avoir participé au rapatriement de plus de 45.000 clients sur 650 vols à la fin du mois dernier. Selon Johan Lundgren, « plus de la moitié des passagers » affectés par des annulations de vols ont « choisi des avoirs bons ou des vols alternatifs » ; ce qui se traduit mécaniquement par « des réservations pour l’hiver bien en avance » par rapport à la même période en 2019. Ces vols d’hier sont progressivement ouverts à la réservation depuis le 19 mars.

Rappelons qu’easyJet affirme pouvoir survivre à neuf mois d’interruption totale de ses activités grâce aux mesures prises pour répondre à la crise sanitaire (dont le report de livraisons de 24 Airbus). Elle prévoit d’ailleurs au premier semestre clos le 31 mars une perte globale avant impôts de £185 millions à £205 millions, « ce qui représente une amélioration des pertes globales avant impôts au premier semestre (S1 2019: £ 275 millions) ».

air journal du  21 avril

 

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