Cinq tendances phares à l’horizon 2030

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Cinq tendances phares à l’horizon 2030

23/01/18

1. Contraintes budgétaires et insécurité impacteront le tourisme de demain

Alors que dans le passé les départs en vacances ponctuaient l’année pour une grande partie de la population française, aujourd’hui les budgets consacrés aux vacances se concentrent sur la période estivale, bénéficiant de fait aux destinations soleil. Si l’héliotropisme demeure une tendance structurante dans les comportements touristiques, les questionnements sur la sécurité impactent les décisions de consommation. Plusieurs pays du pourtour méditerranéen (Espagne, îles Baléares, Italie) profitent – et profiteront – du report de vacanciers qui ont renoncé aux destinations du sud de la Méditerranée. La côte Atlantique, qui depuis 2015 suscite un intérêt renouvelé (rénovations, montée en gamme, marques touristiques fortes), pourra s’inscrire dans cette tendance. La pratique d’un tourisme plus local, voire de « stay-cation » – le fait de rester chez soi pour les vacances -, devrait également s’amplifier, créant de nouvelles opportunités pour les acteurs du tourisme.

2. L’émergence de destinations touristiques alternatives

La destination France, qui a accueilli près de 83 millions de touristes en 2016, la plaçant à nouveau en tête du classement mondial, est soumise à une concurrence européenne forte. Si les capitales attirent toujours la majorité des touristes, des destinations alternatives émergent dans de nombreux pays (Allemagne, Royaume-Uni, Suisse…). Contrastant avec cette tendance, Paris polarisait jusqu’à présent l’attractivité touristique de la France. Aujourd’hui des destinations urbaines françaises (Bordeaux, Lyon) gagnent en attractivité et amorcent un rayonnement international qui pourra se poursuivre, porté par des investissements publics et privés importants.

3. De nouvelles pratiques touristiques irrigueront progressivement toutes les générations

Les prochaines années verront une augmentation rapide du nombre de voyages chez les jeunes, portés essentiellement par le développement d’offres alternatives, moins coûteuses et adaptées à leurs attentes (hébergements, transports). Alors qu’une partie des Millennials arrive à une certaine maturité, les comportements touristiques initiés par cette génération auront vocation à se banaliser et à se répandre dans la population. Pour attirer les jeunes touristes – et les générations ayant découvert le tourisme au cours des dix dernières années, marquées par l’émergence de l’expérientiel -, il s’agira essentiellement d’être en mesure de proposer une offre culturelle et évènementielle festive ainsi que des hébergements à bas prix, tels que des hostels ou de l’hébergement collaboratif sur des destinations plus authentiques.

4. L’importance croissante du tourisme intergénérationnel

En lien avec le vieillissement observé de la population, les voyages des séniors devraient augmenter au cours des quinze prochaines années. Les vacances en résidences secondaires (secteur non-marchand) pouvant accueillir toute la famille seront une réponse à la croissance de l’aide intergénérationnelle, à la diminution des budgets et au phénomène de « tribu ». Pour les hébergements touristiques en général, les séniors représenteront un levier essentiel des stratégies de dessaisonalisation.

5. La banalisation progressive du « mieux-être » dans la pratique touristique

L’industrie du tourisme du bien-être est en pleine croissance et la tendance visant un style de vie sain ne s’essouffle pas. Surfant sur certains codes phares (rapprochement avec la nature, alimentation saine, retraites « détox », spas « médicaux »), les acteurs du tourisme sont plus nombreux à suivre le courant. Le tourisme et la santé seront de plus en plus associés. Le géant américain des salles de fitness de luxe, Equinox, prévoit d’ailleurs l’ouverture de plusieurs hôtels très haut de gamme à horizon 2020, annonçant de nouvelles mutations, tant au niveau de l’usage de l’hôtel que d’un point de vue investisseur.

Etude KPMG janvier 2018

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